recherche rapide

medias en relation

LA SOURIANTE MADAME BEUDET


de Germaine DULAC

1922 / 16 mm / n&b / silencieux / 32 min

«Le plan c'est l'image dans sa valeur expressive isolée, soulignée par le cadrage de l'objectif. Le plan c'est à la fois le lieu, l'action, la pensée. Chaque image qui se juxtapose se nomme plan. Le plan c'est le morcellement du drame, c'est une nuance qui concourt à la conclusion. C'est le clavier sur lequel nous jouons. C'est le moyen que nous avions de créer, dans un mouvement, un peu de vie intérieure.

(...) Comme nous jouons avec la juxtaposition des images, les poses d'appareil, nous jouons aussi avec les plans. Le plan psychologique, le premier gros plan, comme nous l'appelons, c'est la pensée même du personnage projetée sur l'écran. C'est son âme, son émotion, ses désirs.
Le gros plan c'est aussi la note impressionniste, l'influence passagère des choses qui nous entourent. Ainsi, dans Madame Beudet, le premier gros plan de l'oreille de Mme Lebas c'est toute la province, tous les cancans, l'esprit étroit à l'affût des disputes, des discordes.
(...) La vie intérieure, rendue perceptible par les images, c'est avec le mouvement tout l'art du cinéma... Mouvement, vie intérieure, ces deux termes n'ont rien d'incompatible. Quoi de plus mouvementé que la vie psychologique avec ses réactions, ses multiples impressions, ses ressauts, ses rêves, ses souvenirs. Le cinéma est merveilleusement outillé pour exprimer ces manifestations de notre pensée, de notre coeur, de notre mémoire.»
(17 juin 1924, Musée Galliéra, repris dans Ciné-Magazine du 11 juillet 1924).




1 COPIE EN DISTRIBUTION

format de distribution 16 mm
1 bobine (352 métres)
cadence 18 ips
cadre 1,37 - standard
son sil
prix de location 128,00 €


1982-2009 Light Cone - tous droits réservés - images : © les artistes
liste de diffusion    flux rss    vidéos en ligne