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UNGLEE


(1942- )


[fr] Né à Nice le 1er décembre 1942, UNGLEE, de son vrai nom Marco Angeli, est d’origine italienne. Après des études en Italie, en Suisse et en Angleterre et une licence de droit, il voyage, notamment dans la région de Tulsa-Oklahoma où, on ne sait pour quelle raison, il pensait trouver des tulipes aquatiques. Cependant, ses recherches ne furent pas couronnées de succès et, dès son retour à Nice où il vivait quand il n’était pas à Cineccità, il se met à écrire des scénarios avant de passer à la mise en scène en 1965. Ses premiers films, inédits en France, ne sont pas très bien accueillis en Italie.
En 1967, par le choc qu’il provoque, Chérie, que veux-tu ?, son quatrième long métrage, est considéré comme son premier. Il obtient douze récompenses internationales dont l’Oscar du meilleur film étranger en 1968, mais il ne sort en France qu’en 1970. François Dantchev, acteur extraordinaire, y tient le rôle d’un playboy idéaliste et capricieux. Utilisant selon certains codes de la comédie italienne l’humour noir et saugrenu sur des situations réalistes, UNGLEE s’invente un style glissant constamment du rire à l’émotion, de l’émotion à la gravité, pour une vérité humaine et sociale bouleversante.
Unglee n’aura pas profité du phénoménal succès de ce film pour bâtir une carrière à la Dino Risi car, aussitôt le montage terminé et après son mariage avec Giulletta Fabrizzi à Las Vegas, il abandonne le cinéma pour se consacrer à la photographie qui lui permit de magnifier l’unique objet d’une passion monomaniaque qui ne pouvait rester secrète plus longtemps. En effet, depuis son enfance, UNGLEE vouait une admiration excessive, pour ne pas dire pathologique, aux tulipes à tel point qu’il ne descendait que dans des hôtels de la chaîne Golden Tulip.
Son style photographique, que l’on découvrit avec son exposition Sophisticated tulips, déconcerta d’abord mais, peu à peu, gagna l’attention des collectionneurs. On se souvient encore de son exposition du Mois de la photo à Paris en 1988, Tulipes brisées, ou de celle qu’il présenta à la Biennale de Venise en 1991, Tulipes noires et compagnie. Depuis, chacune de ses expositions était attendue comme un événement et de nombreuses interviews lui étaient consacrées dans la presse. Cependant, comme elles avaient toujours lieu au printemps, il n’assistait jamais à ses vernissages, non qu’il aimait à se faire désirer, mais parce qu’il préférait, disait-il, regarder pousser ses tulipes. - Julien Saulnier



10 MOVIES IN DISTRIBUTION


HOMMAGE À LA PELLE À NEIGE
1995-96 / 16 mm / coul / sonore / 4 min.
TULIPES AQUATIQUES
1990 / U-Matic or 16 mm / coul / sonore / 5 min. 15
TULIPES
1987 / U-Matic / coul / sonore / 10 min.
PARIS PLAGE
1982 / 16 mm / coul / sonore / 19 min.
RADIO-SERPENT
1980 / 16 mm / coul / sonore / 12 min.
FORGET ME NOT
1979 / 16 mm / coul / sonore / 15 min.
CHÉRIE, QUE VEUX-TU?
1978 / 16 mm / coul / sonore / 27 min.
AUTOPORTRAIT EN BLANC ET NOIR
1977 / 16 mm / n&b / silencieux / 6 min.
C'EST FOU
1977 / 16 mm / coul / sonore / 12 min.
SIXIÈME ÉTAGE
1976 / 16 mm / n&b / silencieux / 3 min.
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